· Main-d'oeuvre

Tout, tout, tout sur la pénurie de main-d'oeuvre au Québec!

À votre avis, combien y a-t-il de postes à combler au Québec, en ce moment ? Près de 120 000. Soit le double d’il y a deux ans, selon une étude de Desjardins signée par l’économiste principale Hélène Bégin. C’est donc dire combien la situation est alarmante pour les employeurs québécois…
 
Pour bien saisir ce qui se passe, il convient de creuser dans les données, et de s’intéresser en particulier à un indicateur, celui du taux de postes vacants. De quoi s’agit-il ? Du rapport, exprimé en pourcentage, entre d’une part le nombre de postes vacantes et d’autre part le total des postes occupés et vacants. Autrement dit, il s’agit du pourcentage de postes vides quand on regarde l’ensemble des postes comblés et à combler, un peu comme lorsqu’on jette un coup d’œil dans un bureau pour noter le nombre de chaises inoccupées.
 
C’est ainsi qu’on découvre que les taux de postes vacants connaissent une grande disparité au Québec : la pire région à ce sujet est Chaudière-Appalaches, avec un taux dépassant les 4% ; suivent, par ordre de gravité, l’Abitibi-Témiscamingue, le Centre-du-Québec, la Capitale-Nationale et la Montérégie. À noter que la région qui s’en sort le mieux est la Gaspésie–Îles-dela-Madeleine, avec un taux de 2%.
 
Un point important est à relever : les difficultés d’embauche s’aggravent plus vite dans plusieurs régions du Québec qu’ailleurs au Canada.
 
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