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Restauration: recrutement difficile malgré la pandémie

Photo: Unsplash
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Par Étienne Paré, 25 octobre 2020, Journal de Montréal


La seconde vague a beau avoir mis beaucoup de travailleurs de l’industrie de la restauration au chômage, les restos qui sont demeurés ouverts pour les commandes à emporter ont toutes les difficultés du monde à recruter de nouveaux employés. 


«Je pensais avoir plein d’offres, mais les gens préfèrent rester au chômage», constate avec étonnement Ilene Polansky, propriétaire du Maestro SVP, un restaurant de fruits de mer haut de gamme du boulevard Saint-Laurent, à Montréal.


À la recherche d’un cuisinier d’expérience, Mme Polansky ne voit pas autre chose que la récente bonification de l’assurance-emploi pour expliquer cette situation.


Bien que la généreuse Prestation canadienne d’urgence (PCU) n’existe plus, le gouvernent fédéral a assoupli les règles d’admission à l’assurance-emploi, afin que personne ne soit mis de côté. Désormais, il ne suffit que d’avoir travaillé 120 heures dans la dernière année, et non plus 420, pour avoir droit à une prestation de 500$ par semaine pendant 26 semaines.


Dure période


En ces temps difficiles, peu de restaurateurs sont en mesure d’offrir des salaires assez élevés pour convaincre des travailleurs au chômage de revenir en cuisine.


«C’est tough. Entre janvier et octobre, j’ai des pertes de 70% par rapport à l’an dernier. Comparativement à la première vague, on fait beaucoup moins de take-out maintenant, environ 50% de moins», a confié Ilene Polansky, qui ne cherche pas un nouveau cuistot parce qu’elle est débordée, mais bien parce qu’elle pense que cette période d’accalmie est le bon moment pour former la relève.


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