· Restauration

Une soirée du 31 décembre coûteuse pour les restaurateurs

Photo: Centropolis.ca
Photo: Centropolis.ca
Les restaurateurs ont subi d’importantes pertes d’aliments et financières pour commencer l’année 2022, à la suite de leur fermeture décrétée tout juste 24 heures avant la soirée attendue du 31 décembre.

Les succursales de L’Île-des-Sœurs et de Magog du restaurant Les Enfants Terribles avaient rempli leur carnet de réservations pour la soirée de la veille du Nouvel An.

« On a focalisé sur deux succursales pour faire une soirée du 31, pour permettre aux clients qui en avaient envie de faire une sortie comme c’est le rituel depuis toujours », explique Francine Brûlé, fondatrice des restaurants Les Enfants Terribles. « On avait acheté des produits très haut de gamme, comme la morue d’Islande, du caviar, du foie gras. On avait une ardoise vraiment spéciale », poursuit-elle, en entrevue avec La Presse.

Le premier ministre François Legault avait déjà déclaré que les restaurants devaient fermer leurs portes à 22 h et que leur capacité d’accueil devait être réduite à 50 %. Mais le 30 décembre, en dévoilant une nouvelle série de mesures sanitaires, il a annoncé que les restaurants devraient être fermés à partir de 17 h le lendemain.

« On était prêts. Alors, tout était dégelé, en production », déplore Mme Brûlé. Elle n’a pas encore calculé les pertes financières associées à l’annulation de cette soirée ni recensé ce qui est advenu de la nourriture qui devait être consommée, faute de pouvoir être recongelée, disant qu’elle en discuterait avec son équipe.

À la suite de l’annonce de la fermeture des salles à manger, l’Association Restauration Québec (ARQ) avait réclamé que les restaurateurs reçoivent une compensation financière pour leurs pertes alimentaires.

Ce qu’espère Laurent Farre, propriétaire du bar à vin Le Rouge Gorge, situé sur l’avenue du Mont-Royal. Il avait commandé moins de nourriture, craignant que les restaurants ferment à nouveau, mais essuie tout de même des pertes.

« On a fait attention, mais on a des huîtres... On a beaucoup de choses, quand même, qu’on va donner à des banques alimentaires ou un peu à notre staff, qui va souffrir beaucoup. Puis, on va en jeter quand même beaucoup aussi », raconte-t-il, faisant référence aux bouteilles de vin ouvertes qui servaient à remplir des verres individuels.

Des boîtes-repas pour compenser

Les succursales des Enfants Terribles ont contacté tous les clients qui avaient effectué une réservation à la veille du jour de l’An afin de leur demander s’ils souhaitaient venir au restaurant le 30 décembre ou bien chercher un repas pour emporter le 31.

Lire la suite: La Presse

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